Les derniers mots de Ragnar Lothbrok dans la série Vikings

Disparaître des années, réapparaître soudainement, et réclamer vengeance comme si le temps n’avait rien effacé : c’est la trajectoire brute, implacable, de Ragnar Lothbrok dans Vikings. Travis Fimmel incarne un roi à la dérive, consumé par la rancœur, prêt à tout sacrifier pour apaiser ses démons. Après avoir essuyé l’humiliation d’une défaite sanglante à Paris et la trahison de son propre frère Rollo, Ragnar s’est retiré, abdiquant ses devoirs pour mieux ressurgir là où on ne l’attendait plus. Son retour à Kattegat n’a rien d’un triomphe : ni le peuple ni les dieux ne semblent vouloir de lui. Pourtant, il choisit de repartir en Angleterre, où il mourra, fidèle à la promesse de régler ses comptes jusqu’au dernier souffle. Mais quels mots a-t-il prononcés avant de tomber ?

Ragnar Lothbrok, l’exil et la vengeance ultime en Angleterre

Quand Ragnar refait surface à Kattegat, il est mû par une seule obsession : répondre à la destruction de la colonie viking du Wessex, anéantie sous la houlette du roi Ecbert. Le problème ? Les années ont passé, les liens se sont distendus. Les habitants de Kattegat n’ont plus la foi. Ragnar a laissé derrière lui une communauté qui, désormais, doute de son autorité autant que de ses choix. Décidé à retourner en Angleterre malgré tout, il doit se résoudre à rassembler une poignée de guerriers, pas plus. Pour les convaincre, il joue la carte du trésor, promettant richesses et butin à ceux qui accepteront de le suivre une dernière fois.

Accompagné de son fils Ivar, celui qu’on surnommera plus tard “le Désossé”, Ragnar traverse une mer dangereuse. Peu survivent au voyage, et ceux qui posent pied en Angleterre ne savent pas encore que Ragnar a déjà tout planifié. Il n’a plus d’armée, alors il élabore un autre stratagème : Ivar retournera à Kattegat, racontera la mort de son père, et cette nouvelle enflammera le sang de ses fils. L’objectif ? Déclencher une riposte massive, la fameuse Grande Armée païenne, et consumer l’Angleterre sous le feu de la vengeance. C’est le dernier pari d’un chef qui sait qu’il n’aura pas la victoire de son vivant.

Le plan se met en place. Contre vents et marées, Ragnar atteint le Wessex, paie le prix fort en vies humaines, puis se débarrasse lui-même, avec Ivar, des derniers survivants du groupe qui les a accompagnés. Ensemble, ils forcent la rencontre avec Ecbert.

Les adieux de Ragnar : un discours taillé pour l’Histoire

Face au roi Ecbert, Ragnar orchestre sa sortie de scène avec une précision glaçante. Il exige qu’Ivar soit autorisé à rentrer vivant, veillant jusqu’au bout à la transmission de son désir de vengeance. Ragnar sait qu’il ne reverra pas ses fils, mais il veut que ses paroles les atteignent et les guident. Avant d’être livré à Aelle, le roi qui réclame sa peau, il confie à Ecbert qu’il a perdu la foi en ses dieux. Pourtant, il annonce son intention de tenir un ultime discours sur Valhalla, car il sait que ses fils y croient encore et qu’ils entendront ses mots bien après sa mort.

Voici ce que Ragnar prononce juste avant de mourir :

« Cela me réjouit de savoir qu’Odin se prépare à un festin. Bientôt, je vais boire de la bière à partir de cornes courbes. Ce héros qui arrive à Valhalla ne se lamente pas de sa mort. JE ne dois pas entrer dans la salle d’Odin avec peur. Là, j’attendrai que mes fils se joignent à moi. Et quand ils le feront, je vais me prélasser dans leurs histoires de triomphe. L’Aesir va m’accueillir. Ma mort arrive sans excuses. Et j’invite les Valkyries à me convoquer chez moi. »

Un testament gravé dans la mémoire de la série, conçu pour survivre à son corps.

Mais la fin de Ragnar ne se résume pas à quelques vers. Aelle, qui reçoit le prisonnier des mains d’Ecbert, le fait violemment battre, puis marque sa tête d’une croix, comme pour effacer tout ce qu’il représente. L’exécution, elle, reste l’une des plus marquantes de la série : Ragnar est jeté dans une fosse grouillante de serpents. Il meurt lentement, submergé par le venin, luttant jusqu’au bout contre l’inéluctable.

La nouvelle de sa disparition traverse les mers jusqu’à Kattegat. Ses fils, galvanisés par le récit de ses derniers instants, rassemblent la Grande Armée païenne et retournent sur les terres anglaises. La vengeance s’abat sur Ecbert et Aelle. Ecbert, acculé, choisit sa propre mort, tandis que Bjorn, le fils aîné de Ragnar, exécute Aelle sans pitié.

Ragnar Lothbrok ne voit jamais la victoire de ses héritiers, mais son plan s’impose, implacable. Il s’efface, laissant derrière lui un sillage de guerre et d’héritage. Voilà comment une légende refuse de s’éteindre, même dans la nuit des serpents.