Solutions efficaces si votre cigarette électronique ne fonctionne plus

C’est une vérité qui ne semble pas être universellement reconnue par certains contrôleurs du tabac que pour cesser de faire quelque chose, vous devez commencer à le faire en premier.

On ne voit personne voir le jour une cigarette au bec. Fumer, ça s’apprend, ça se répète, puis ça s’accroche à la routine. Et comme pour toute habitude, le chemin inverse demande du temps, de la volonté, parfois un coup de pouce extérieur, mais surtout, il commence par une première tentative.

Les institutions de santé publique excellent dans l’art de réclamer des budgets pour piloter des cliniques d’aide à l’arrêt du tabac. Leur accompagnement fonctionne modérément, surtout auprès de ceux qui franchissent la porte en demandant du soutien pour tourner la page du tabac. On les décrit volontiers comme des rescapés, sauvés d’un poison quotidien.

Ce discours, hérité des centres d’arrêt, façonne une vision très binaire : on fume ou on ne fume pas, point final. Mais la réalité s’avère plus nuancée. Le besoin des fumeurs ? Quitter la cigarette, sans attendre. Pourtant, ce n’est jamais un simple interrupteur à basculer. Les tentatives d’arrêt s’enchaînent, entre faux élans et rechutes, une succession qui finit par ressembler à une série de départs manqués.

On croise aussi, à l’opposé, des ex-fumeurs qui affichent fièrement leur parcours : dix, vingt ans de tabagisme, puis l’abandon. Ou alors, ils optent pour une alternative supposée moins risquée, comme la cigarette électronique, histoire de poursuivre la relation avec la nicotine tout en contournant la combustion.

Regardons les choses en face : c’est comme si l’eau débordait dans la salle de bain, et que personne ne songeait à couper le robinet. On multiplie les dispositifs pour aider les accros à décrocher, mais on laisse la porte grande ouverte à la prochaine génération de fumeurs. Année après année, les jeunes inhalent leur première bouffée, puis s’enfoncent dans l’habitude. Quand ils cherchent à s’en libérer, le système leur propose alors… d’intégrer une clinique subventionnée.

On me connaît pour mon engagement en faveur d’une interdiction franche du tabac. L’idée peut sembler extrême ? Alors, envisageons une option moins radicale, mais qui pourrait aboutir au même résultat.

Si l’interdiction pure et simple paraît excessive ou injuste, sous prétexte que les fumeurs endureraient des symptômes de sevrage insupportables, il existe une voie à deux temps pour modifier la donne :

Voici à quoi pourraient ressembler ces deux étapes.

Première étape :

Désormais, seuls les détenteurs d’un permis spécial pourraient acheter des cigarettes. Sous peine de sanction immédiate, la vente serait réservée à ceux qui disposent d’un certificat médical. Ce document, signé par un professionnel de santé, attesterait du caractère addictif de la situation :

CERTIFICAT DE BESOIN DE FUMER

Je soussigné(e), certifie que M./Mme/Mlle… présente une dépendance avérée au tabac et requiert, à ce titre, l’autorisation de poursuivre l’achat de cigarettes.

Après discussion, il ou elle m’a convaincu que l’arrêt brutal entraînerait des symptômes de sevrage d’une intensité telle qu’il serait injuste de l’en priver. Parmi les manifestations possibles, on recense :

  • Envies puissantes de nicotine
  • Perte de plaisir
  • Maux de tête
  • Épisodes dépressifs
  • Sensations de vertige
  • Anxiété, nervosité, sautes d’humeur
  • Troubles du sommeil, réveils nocturnes, cauchemars
  • Difficulté à se concentrer
  • Problèmes digestifs, constipation, ballonnements, crampes
  • Fourmillements dans les extrémités
  • Toux, gorge irritée
  • Transpiration excessive
  • Agitation
  • Tremblements
  • Modifications de l’appétit
  • Autres effets éventuels…

Nom du médecin : Diplômes :
Signature :
Date :

Deuxième étape :

Actuellement, la loi interdit aux moins de 18 ans d’acheter du tabac ou aux commerçants de leur en vendre, mais rien n’empêche ces mêmes mineurs d’en posséder ou d’en consommer. Cette faille mérite d’être comblée. Sans aller jusqu’à criminaliser le comportement, il serait pertinent d’accorder aux enseignants et forces de l’ordre le pouvoir de saisir les cigarettes détenues par des mineurs.

Texte GabrielSyMonds